Le Paquet Énergie Climat 2020 repose sur trois grands objectifs : la réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre de l’Union Européenne par rapport à 1990, une baisse de 20 % de la consommation énergétique européenne, et une part de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie totale.
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L’Union Européenne s’est aussi engagée dans une vision à long terme au travers d’un accord sur le cadre énergie-climat en 2014 avec un objectif de réduction d’au-moins 40 % les émissions de Gaz à Effet de Serre d’ici 2030.

Des enjeux climatiques et énergétiques indissociables

Cet objectif ambitieux (- 20 % de GES d’ici 2020 et – 40 % d’ici 2030 par comparaison à 1990) sera atteint par une montée en puissance des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale de l’Union Européenne à hauteur de 20 %, et une réduction de même ordre de sa consommation d’énergie.

Les 28 Etats membres se sont répartis l’effort de réduction des émissions de CO2 d’ici 2030 selon leur situation économique.  La France devra les réduire de 37 % par rapport à 2005.

Des secteurs prioritaires

Les transports, les bâtiments, le tertiaire et l’agriculture sont les principaux secteurs concernés par des mesures et contraintes réglementaires.

En 2010, une directive[1] a précisé des objectifs de performance énergétique pour les bâtiments neufs et existants avec une consommation d’énergie quasiment nulle d’ici 2020 pour les bâtiments neufs (2018 pour les bâtiments publics).

Des exigences minimales en matière de performance énergétique pour les bâtiments neufs et la rénovation ont également été posées.

La directive[2] sur l’efficacité énergétique de 2012 participe à promouvoir des mesures pour accroitre de 20 % l’efficacité énergétique.  L’ensemble des ventes d’énergies hors transports devrait être réduit de 1,5 % par an ; et 3 % des bâtiments de l’État seront rénovés chaque année.

Le secteur des transports est appelé aussi à connaître des changements structurels pour contribuer à la transition énergétique : les nouvelles formes de mobilité font partie des leviers d’action pour exploiter des gisements d’efficacité énergétique.

Avec 32 % de la consommation énergétique finale et 36 % des émissions de CO2 en France, la mobilité fait partie des postes qui pèsent le plus dans le bilan énergie et CO2 des collectivités.

En réduisant les émissions de gaz à effet de serre et de particules fines, en fournissant un mode de déplacement moins énergivore, plus propre, plus silencieux, la mobilité électrique contribue aux ambitions de la transition énergétique tout en réduisant notre dépendance aux énergies fossiles..

[1] Directive 2010/31/UE

[2] Directive 2012/27/UE

 

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